Révisions, examens, concours. Gérer le stress avec l'hypnothérapie

Un retour d’expérience du travail mené avec les étudiants - lycéens ou en études supérieures, et l'exemple d’une des approches que j'utilise pour les aider à gérer leur stress.




Dans ma consultation d'hypnose, j'aide des étudiants anxieux ou angoissés à se débarrasser de ces blocages qui les empêchent de réviser, de s'organiser, ou qui les « figent » pendant les examens, les concours, à l’oral... Voici un retour d’expérience du travail que je réalise avec eux, et la présentation d’une des approches que j’utilise pour libérer les étudiants de leur stress, grâce à l'hypnose.


« Au secours, Obi-Wan Kenobi »


En général, ce sont les parents qui me contactent. Beaucoup m’expliquent qu'ils ont essayé tout ce qui était en leur possible. Ils ont donné et recherché des conseils, proposé à leur enfant un accompagnement (fréquemment des cours à domicile), dans certains cas consulté un psychologue. Tout ça n'a pas suffi à lever le blocage et le parent qui m'appelle est désemparé. J’apparais comme un dernier recours. Petite pression, et en même temps, cette forte attente va permettre un grand engagement, donc de bonnes conditions pour résoudre le problème.


C’est l'élément important à ce stade, la condition numéro 1 du succès à venir : que la volonté de venir me voir vienne de l'étudiant, ou, au moins, qu'il soit d'accord pour tenter l’expérience. C’est mon job, ensuite, de renforcer cette motivation et d'établir la relation de confiance qui nous permettra d'atteindre l'objectif.

La première prise de contact avec le parent me donne aussi un aperçu de la façon dont l'étudiant est accompagné, encouragé, soutenu par sa famille. Un aperçu utile, que je m'empresse de mettre de côté, car le travail va être entièrement concentré sur l'étudiant, sa perception de ses difficultés, de sa situation et de son contexte. Pendant les séances que nous allons réaliser ensemble, c'est l'étudiant qui est le centre du monde.


« La réaction au stress est un facteur clé de réussite ou d'échec »


Les étudiants que je vois ont des « niveaux » très différents. En tant que tel, ce n'est pas mon rôle de « remonter le niveau » scolaire. Ce qui m'intéresse, c'est que l'étudiant puisse être au meilleur de ses possibilités du moment. Et le fait est que, lorsque les craintes et les angoisses ont été levées, les étudiants deviennent plus efficaces dans leur travail, plus enthousiastes, et leurs résultats s’améliorent. Ils peuvent atteindre enfin leur meilleur niveau et se projeter plus tranquillement dans l’avenir. Le tour est joué.


Pourquoi la réaction au stress est-elle si décisive ? Le film « Première année » l’illustre très bien : une grande quantité et une grande qualité de travail sont sans résultat si le stress bloque les moyens. Vous pouvez avoir la meilleure façon de travailler : méthode de révision, planning, rythme, routine de préparation aux examens... c'est votre capacité à être sereinement efficace qui est fondamentale pour la réussite.


Car les effets d’un stress trop envahissant impactent vite les études :

  • des apprentissages moins efficaces,

  • une mémorisation plus difficile,

  • la qualité de sommeil qui peut baisser,

  • la fatigue,

  • des somatisations,

  • un surinvestissement non productif dans le travail,

  • une augmentation de la nervosité ou de l'irritabilité,

  • une baisse du temps consacré aux activités sociales, aux loisirs, au sport…

et pendant l'épreuve, des difficultés de mémoire, d'organisation des idées, de résolution de problème, de concentration…


Les échanges que j’ai avec les étudiants sont révélateurs. Leur problème n’est pas un problème de de compétence. C’est cette forme de crainte qui les handicape. C’est bien elle qui est notre priorité.


« La peur de l'épreuve n'est pas une question de peur, c'est une question d'épreuve »


Plus le stress est grand, plus il est difficile de se raisonner ou de réfléchir, d'appliquer des méthodes. En fait, pour être efficace en situation de stress important, il faut pouvoir agir en mode quasi automatique, réflexe, sans se poser de question. Comment faire pour mettre en place un « mode réflexe » ?


Une des approches que j’utilise est d’aller chercher, avec l’étudiant, des contextes, des situations potentiellement stressantes qu’il gère avec une bonne sérénité : avec les amis, dans les loisirs (sport, musique, théâtre, sorties)... Ce sont donc des situations dans lesquelles l’étudiant a déjà mis en place des mécanismes « automatiques » qui lui permettent d’agir avec efficacité, sans subir le stress. Et il y en a. Toujours. Ces situations vont nous servir de ressource.


C’est le cas, par exemple d'une étudiante qui était terriblement angoissée par ses partiels, au point d’envisager d’abandonner son année. Elle avait longtemps pratiqué la gymnastique, une discipline qui demande énormément de rigueur et de persévérance dans l’entrainement, avec une forte pression le jour de la compétition face à la concurrence et au jury. Un stress qu'elle gérait pourtant calmement et avec plaisir.


Donc, elle savait faire. Elle savait s’entrainer, affronter une épreuve, gérer la concurrence, et le tout, sereinement. Mais dans son esprit, gérer le stress en gymnastique, ça n’avait aucun rapport avec ses études.


Je lui ai juste posé une question : « Si vous ressentiez ce même calme pour réviser et passer vos partiels. Comment ça serait ? » « Ce serait plus simple » m'a-t-elle dit en riant. « Alors c'est exactement ce que nous allons faire ».


Et c'est ce que nous avons fait. En deux séances, je l'ai aidée à mettre ses capacités en gymnastique au service de ses partiels de fac. A l'issue de ces deux séances, les angoisses avaient disparu.


« Avant d'ajouter des compétences, commençons par exploiter celles dont nous disposons déjà »


Pourquoi n'y arrivons-nous pas tout seul, et pourquoi est-ce si efficace ?


En fait, nous cloisonnons souvent nos compétences, nos façons de gérer les situations. Dans l'esprit de l'étudiante dont je citais le cas, le « scolaire » et le « sportif » étaient deux univers complètement distincts (pour ses parents aussi d'ailleurs). De ce fait, les qualités qu’elle mettait en œuvre dans le « sportif » n’étaient pas forcément utilisées dans le « scolaire ». Les séances d’hypnose permettent de créer le pont, et l'étudiante a pu tirer profit pendant ses partiels de toutes les capacités qu'elle utilisait en gymnastique.


L’autre point, c’est que les conseils des autres marchent souvent mieux pour eux que pour nous, surtout quand on tente de les appliquer en urgence. Il faut du temps pour s’approprier une pratique, l’adapter à notre situation, notre personnalité. Le meilleur moyen pour être efficace rapidement, c’est de nous appuyer sur nos capacités déjà existantes, des capacités qu'on a déjà testées, validées et intégrées. C'était le cas de la super stratégie de gestion du stress que cette étudiante avait mise en place pour la gymnastique. Une stratégie efficace, puissante et positive, qui lui permettait de pratiquer son activité avec plaisir, motivation et combativité. Quelle meilleure ressource pour des révisions et un examen ?


Et surtout, pour réaliser cette « bascule » de capacités, il faut travailler avec l’inconscient pour l’aider à réaliser les liens utiles. L’hypnose est là-dessus très efficace, très rapide et très fluide. Et l'hypnose permet, en cours de séance, de tester que le travail effectué est bien en train de se mettre en place.


« Et vous me dites que ça va me servir pour mes exams ? » « Oui » « J'y crois pas (rires) »


C’est sûr, tout le monde ne pratique pas la gymnastique en compétition.


Aucun problème. Nous avons chacun plein de ressources disponibles que, souvent, nous n'identifions pas comme des forces dans le domaine scolaire ou professionnel. Prenons le cas des jeux vidéo. De récentes études ont montré que les joueurs assidus de FPS (ces jeux de tir à la première personne de type Call of Duty) présentent des capacités de concentration, de maîtrise sous stress et une vitesse de prise de décision très supérieurs à la moyenne. Des capacités très utiles si on les sait les mettre au service d'une situation d'examen ou de concours.


Dans mes consultations les étudiants tirent profit de ressources extrêmement variées : savoir organiser des soirées, pratiquer un sport, danser, faire la cuisine, chanter, jouer de la musique dans un groupe... qui sont autant de sources de compétences exploitables.


Une bonne part du travail réalisé avec l’étudiant est donc d’identifier le meilleur réservoir où aller puiser. Une véritable collaboration qui fait aussi le succès de ces deux ou trois séances.

La concrétisation de ce travail, qui permet à l’étudiant de tirer profit de cette ressource dans ses études, c’est l’objet de la séance d’hypnose en tant que telle. Une expérience très agréable, car pendant la séance, l’étudiant expérimente concrètement l’amélioration de la situation.


« Un travail collaboratif et la volonté de se libérer du stress »


Ça parait si simple. Mais bien sûr, il n'y a pas de solution type. Chaque situation est particulière, et chaque séance d'hypnose est personnelle, centrée sur vous. Cette démarche est une des approches que j'utilise pour travailler sur le stress étudiant. Je l'associe à d'autres méthodes, en fonction de chaque situation, parce que la démarche la meilleure est celle qui correspond à l'étudiant qui vient me voir. Celle qui fonctionne.


Dans tous les cas, la réussite repose sur deux piliers que je travaille particulièrement pendant les séances

  • la qualité de la relation créée avec l'étudiant, la confiance qui va permettre d'aller rechercher ensemble les ressources les plus adaptées

  • la motivation de l'étudiant pour se libérer de son stress, parce qu’il n’y a pas de changement sans engagement

Et c’est l’histoire de quelques séances. 2 à 3, en général.


Peut-être vous demandez-vous pourquoi je n'ai pas parlé des causes du problème, pourquoi je ne vais pas les chercher. En fait, lors des phases d'entretien (l'anamnèse), des pistes apparaissent clairement, qui mènent aux causes profondes. Des pistes que je pourrais suivre, et qui risqueraient parfois de nous emmener, l'étudiant et moi, dans une exploration longue.

Il y a une phrase que j'aime bien : « il n'est pas nécessaire de tout comprendre pour tout utiliser ». On peut être un excellent conducteur et être incapable d'expliquer comment fonctionne un moteur à explosion. Quel est le plus important ? Si l'objectif est d'aller d'une ville à l'autre, conduire suffit.


De la même manière, si l'objectif est d'être serein pendant des examens ou un concours, travailler sur la gestion de la situation remplira en général parfaitement cet objectif. Et j'ai vu de nombreuses fois des retombées très positives survenir par effet domino, qui allaient bien au-delà de cet objectif initial.


Ce qui n'exclut pas de travailler sur les causes si ce travail s'avère nécessaire pour aller vers le mieux-être.


Au plaisir d'échanger avec vous sur ce sujet qui me passionne.

N'hésitez pas à me contacter, ou prendre rendez-vous sur doctolib


Jean-Christophe Thomas

Hypnose Ericksonienne et Humaniste

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